Le forum des ADG

Vous n'êtes pas identifié.

#126 27-12-2008 12:57:06

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

Difficile cette expression "ma bosse" il faudrait je crois encore chercher il y a quelque chose qui nous échappe mais quoi?..natacha s en approche mais...je ne sais pas...il y a autre chose...bon,je cherche ça m agace...bon we a tous.


Pendant quelques instants secrets...

Hors ligne

 

#127 27-12-2008 22:48:34

Sitting Bull
Membre
Date d'inscription: 30-11-2007
Messages: 7554
Site web

Re: La langue de chez nous....

Et bosser (travailler en argot), sans doute voulant dire courber le dos comme d'être bossu...
bosser dur pour un boss ...
là, le mot "boss"  d'origine américaine, j'ignore la source !

Bonne Nuit

Sitting


Sitting Bull

à Georges Brassens,   CLIC -> -> -> ->  http://ca-rime-a-rien-ca-rime-atout.sim … /442762609

En ligne

 

#128 28-12-2008 08:53:04

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Je pense plutôt que Bosser tient son origine de la marine...
Cela demande à être appronfondi mais cette expression était dès le 14ème siècle
assez souvent employée , il s'agissait en fait d'un bout de corde, qui sert à rejoindre des parties séparées de voilage, ou à saisir des cordages et d'autres choses , mais aussi et surtout à retenir
une manœuvre en jetant l'ancre sur des bossoirs.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#129 30-12-2008 14:53:17

Sitting Bull
Membre
Date d'inscription: 30-11-2007
Messages: 7554
Site web

Re: La langue de chez nous....

Crosse en l'air

de Jacques Prévert :

long réquisitoire insolent contre la collusion de l’Église et de l’idéologie fasciste.

Crosse en l'air ou bien  fleur au fusil  ; "Le vieux Normand" de Brassens...

Natacha,

Connais-tu?... est-ce une expression et a-t-elle une origine histoire?

Crosse de l'évêque?... crosse du fusil ?

Sinon... Meilleurs voeux à Toutes, Tous !

Sitting


Sitting Bull

à Georges Brassens,   CLIC -> -> -> ->  http://ca-rime-a-rien-ca-rime-atout.sim … /442762609

En ligne

 

#130 30-12-2008 18:46:46

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Salut Sitting
Voici ce que j'ai trouvé sur la toile concernant l'expression Crosse en l'air ou bien  fleur au fusil
La question ne s'était jamais(pas encore) posée  à ce jour...
Peut-être Brassens s'en est il inspiré quand on sait qu'il aimait les textes de G.Couté.
http://gastoncoute.free.fr/guerre_sociale.htm
Cela demande en tout cas à être étudié de plus près...


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#131 30-12-2008 20:54:13

Phil.B
Membre
Date d'inscription: 25-04-2007
Messages: 322

Re: La langue de chez nous....

Pour en revenir à "perdre ses billes", voici la phrase extraite de l'entretien avec Ph. Nemo :
"Vous auriez eu 18 ans, je vous aurais vu pleurer dans un coin, là-bas, vous m'auriez dit qu'une fille vous avais laissé dans telle et telle circonstance, j'vous aurais dit : "t'en fais pas, p'tit, c'est très grave bien sûr" - parce que c'est très grave de perdre ses billes [...]-mais j'vous aurais dit : "t'en fais pas, avec le temps ça s'arrangera"."
Bien sûr, les hypothèses de site "Analyse" sont intéressantes (comme souvent d'ailleurs), sauf peut-être celle des pierres dans les reins, mais cet extrait semble bien vouloir dire que pour lui cette expression était associée à une déception amoureuse.
Et je vois bien la femme d' "auprès de mon arbre" jouer les consolatrices.

Mais ce n'est qu'un avis...

Bon An Neuf à tous,
Phil.

Hors ligne

 

#132 02-01-2009 09:57:54

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

meilleurs voeux a tous,l année commence "dès potron minet"voici encore une expression originale dont on se demande quelle peut en etre l origine.Natacha,Franny,Pti tono(s il s est remis des fetes),pourront certainement eclairer ma lanterne...amitiés.


Pendant quelques instants secrets...

Hors ligne

 

#133 02-01-2009 10:42:53

P'tit tono
Membre
Lieu: Toujours au bar
Date d'inscription: 25-08-2006
Messages: 2403

Re: La langue de chez nous....

J'suis là....J'arrive !
Potron ? connais pas ! Seulement les "litrons"
Minet ? j'aime pas ! cà n'boit que du lait....

Bonne et heureuse année à tous...!


Dieu n'avait fait que l'eau, mais l'homme a fait le vin.
Victor Hugo

Hors ligne

 

#134 02-01-2009 15:01:04

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonjour et Meilleurs Voeux à Tous pour 2009

« Dès potron-minet » http://www.expressio.fr/expressions/des … -minet.php
Dès l'aube, le petit matin, les premières lueurs du jour.

Le minet ici présent est bien un chat. Mais que peut bien vouloir dire potron ?
Et quel lien peut-il bien y avoir avec une heure très matinale ?

Pour les amateur d'argot, potron n'est pas une déformation de 'pochtron'[1] : les pochtron-minets qui se saoûleraient au cocktail gin-tequila-Floc de Gascogne et qui auraient besoin de s'inscrire aux Alcooliques Anonymes sont très rares.

A l'origine, dès le XVIIe siècle, cette expression se disait "Dès potron-jacquet",
le' jacquet' étant l'écureuil, petite bestiole sympathique ayant la particularité de commencer à s'activer très tôt le matin.
Quant au mot potron, il est une déformation de 'poistron' qui vient du latin 'posterio' qui veut dire 'postérieur' ou 'derrière'.
En clair, l'expression originale veut dire "Dès que l'écureuil sort de son sommeil et daigne montrer son popotin".
Donc très tôt le matin (sauf pour les écureuils ayant fait la nouba la veille).

Mais le genre humain urbanophile perdant progressivement ses repères forestiers, le petit écureuil a finalement été remplacé par le chat, animal beaucoup plus présent dans les villes et également très matinal.

[1] Pour nos amis francophones qui ne le sauraient pas, un 'pochtron' est un ivrogne, en argot. C'est une déformation du mot 'pochard', ayant la même signification et la même origine argotique. Il date de la deuxième moitié du XIXe siècle et signifie littéralement "plein (ou bourré) comme une poche".

Dernière modification par Natacha (02-01-2009 15:01:34)


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#135 02-01-2009 17:09:44

cfranny
Invité

Re: La langue de chez nous....

Joli, les ivrognes qui rentrent chez eux au petit matin comme les chats, sans faire de bruit...
Excellente année à tous wink  Franny

 

#136 02-01-2009 19:00:44

Phil.B
Membre
Date d'inscription: 25-04-2007
Messages: 322

Re: La langue de chez nous....

Hors ligne

 

#137 06-01-2009 18:56:27

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonsoir les amis
J'espère que vous arrivez à supporter ce "froid de canard " http://www.expressio.fr/expressions/un- … canard.php
(Un très grand froid, un froid très vif.)
Cette expression viendrait de la chasse au canard, qui se pratique en automne, mais aussi en hiver où le chasseur doit rester immobile, aux aguêts, et laisser le froid lui pénétrer jusqu'à l'os en attendant qu'une de ses pauvres victimes veuille bien s'approcher suffisamment pour qu'elle ait des chances de finir en confit ou autre préparation culinaire.
Précision intéressante qui semble tenir la route :
Le canard se chassant pendant une période assez longue sur une partie de laquelle il ne fait forcément froid, il est nécessaire de préciser à quoi correspond ce 'froid de canard'.
Comme chacun sait, Le canard vit volontiers sur les lacs et étangs où il a ses habitudes une grande partie de l'année. L'étendue d'eau le protège en partie de ses prédateurs terrestres dont les humains font partie.
Lorsque la température devient très froide et que les étangs
gèlent, le canard est obligé de se déplacer et rejoint des eaux vives, ruisseaux et rivières, moins sujets au gel, ce qui accentue sa mobilité et donc sa visibilité.
Et ce serait en effet ces jours de froid très vif que le chasseur aurait le plus de chance de rencontrer ce pauvre palmipède.
Allez ! tous sous la couette!


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#138 07-01-2009 15:30:32

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

dans les années 50 les pro et les anti-brassens montaient souvent sur leurs grands chevaux....qu est ce que c est que ces"grands chevaux"?...je me perd en conjectures..seraient-ce des palmipèdes?..


Pendant quelques instants secrets...

Hors ligne

 

#139 08-01-2009 11:30:36

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

« Monter sur ses grands chevaux » http://www.expressio.fr/expressions/mon … hevaux.php
Signification: S'emporter, se mettre en colère.
Prendre de haut.
Ceux qui n'auraient à proximité que des chevaux de Przewalski () auraient beaucoup de mal à monter sur leurs grands chevaux, vu la taille de l'animal et son indomptabilité.

Autrefois, alors que le cheval était le moyen de locomotion principal, on en utilisait plusieurs sortes et, parmi celles-ci :
le palefroi servait pour les parades, pour les voyages et comme monture pour les dames ;
le sommier (la bête de somme) portait les armes et les bagages ;
le destrier était le cheval de combat, animal de race et de grande taille (il était ainsi nommé parce l'écuyer l'amenait de la main droite au chevalier).
Lorsque les chevaliers combattaient, ils montaient sur des destriers et plus le "cheval de bataille" était grand, plus ils pouvaient observer et dominer l'adversaire.
Ainsi, à l'origine, monter sur ses grands chevaux, c'était, pour une troupe de chevaliers, partir à la bataille en chevauchant de grandes montures.

De la fougue et l'ardeur nécessaires pour partir ainsi en guerre, il nous est resté, au figuré et depuis la fin du XVIe siècle, cette expression où la fougue est devenue celle de celui qui s'emporte.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#140 08-01-2009 11:33:05

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Et en réponse à Sitting dans l'autre sujet "le roi":
« Couper l'herbe sous le pied » http://www.expressio.fr/expressions/cou … e-pied.php

Signification:Frustrer quelqu'un d'un avantage attendu en le devançant.
Empêcher quelqu'un de réussir dans une entreprise en le supplantant.

Sauf pour ceux qui fument des choses interdites chez nous, l'herbe, c'est typiquement ce qui tapisse la surface de votre pelouse. Et à moins y que vous y marchiez sur les mains ou que vous vous y rouliez, c'est bien sous vos pieds que cette herbe se trouve.
Alors d'où vient donc cette expression bizarre qui assimile le fait de couper de l'herbe directement sous les pieds (ce qui peut être dangereux) à une forme de frustration, d'empêchement provoqué par une autre personne ?

Pour le savoir, remontons un peu vers le XIVe siècle, deux siècles avant que l'expression apparaisse.
À cette époque, on désignait par 'herbes' les légumes verts et les salades, en fait toutes les plantes dont on consommait les feuilles (les 'racines' désignant les légumes poussant sous terre comme les carottes, et les 'gousses' servant à nommer les légumes à écosser comme les fèves ou les petits pois).

Par extension, ce mot a désigné les légumes en général, d'où des appellations comme le "bouillon aux herbes" pour la soupe de légumes ou le "marché aux herbes".

Ensuite, par métaphore, "l'herbe" a aussi servi à désigner les moyens de subsistance, ce qui a donné naissance à "l'herbe lui manque sous les pieds" pour dire "il manque de moyens d'existence", expression dans laquelle l'herbe a retrouvé sa place normale, sous les pieds et non pas sur les étals.

C'est ensuite probablement par mélange avec "couper les vivres" qui comporte également une notion de privation volontaire, que notre expression est apparue.
Son sens initial qui était quelque chose comme "empêcher quelqu'un de se procurer des moyens de subsistance" s'est élargi à des empêchements plus généraux touchant tous les domaines.

Il a existé quelques variantes de cette locution puisque le verbe 'couper' y a parfois été remplacé par 'faucher' ou 'tondre'.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#141 09-01-2009 08:58:13

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

Natacha,le sommier et le pas-le-froid c est exactement ce que je souhaite....brrrr!


Pendant quelques instants secrets...

Hors ligne

 

#142 11-01-2009 19:07:22

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

Pierre perret est il sincère ou a t il tendance a "se faire mousser".....?


Pendant quelques instants secrets...

Hors ligne

 

#143 11-01-2009 21:53:16

Sitting Bull
Membre
Date d'inscription: 30-11-2007
Messages: 7554
Site web

Re: La langue de chez nous....

"Je suis la mauvaise herbe, brave gens".... là c'est Brassens !

Puis une autre expression :   ..."l'herbe est plus verte ailleurs"

Voilà, Natacha

au plaisir de te lire !

Amitié !

Hugh !

Sitting


Sitting Bull

à Georges Brassens,   CLIC -> -> -> ->  http://ca-rime-a-rien-ca-rime-atout.sim … /442762609

En ligne

 

#144 12-01-2009 09:41:38

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonjour,
« Se faire mousser » http://www.expressio.fr/expressions/se- … ousser.php
Signifie se mettre en valeur de manière imméritée ou exagérée.
Se vanter.

Vous arrive-t-il de vous laver ? Je pose la question parce que dans certains endroits comme un métro ou une queue de caisse d'un supermarché, on se trouve parfois à proximité immédiate de personnes dont on se demande si elles ont un jour utilisé un savon. Elles dégagent des odeurs extrêmement désagréables.

Donc, supposant que vous connaissez le savon et en utilisez, vous savez que ce truc produit de la mousse, quelque chose constitué d'une grande quantité de bulles serrées et dont le volume peut devenir très important alors que ça ne contient finalement rien.
Eh bien une personne qui se fait mousser peut être comparée à de la mousse de savon : elle veut paraître importante, mais elle n'est très souvent rien ou pas grand chose.

Cette expression, dans son sens actuel, date du début du XIXe siècle. Elle vient de la locution "faire mousser" qui, un peu avant, voulait dire "donner une valeur exagérée à quelque chose".

Plus tôt encore, en argot, "faire mousser", c'était 'malmener'. Mais cette signification apparemment inexpliquée est archaïque.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#145 12-01-2009 09:44:48

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

« Couper l'herbe sous le pied » http://www.expressio.fr/expressions/cou … e-pied.php

Signifie frustrer quelqu'un d'un avantage attendu en le devançant.
Empêcher quelqu'un de réussir dans une entreprise en le supplantant.

Sauf pour ceux qui fument des choses interdites chez nous, l'herbe, c'est typiquement ce qui tapisse la surface de votre pelouse. Et à moins y que vous y marchiez sur les mains ou que vous vous y rouliez, c'est bien sous vos pieds que cette herbe se trouve.
Alors d'où vient donc cette expression bizarre qui assimile le fait de couper de l'herbe directement sous les pieds (ce qui peut être dangereux) à une forme de frustration, d'empêchement provoqué par une autre personne ?

Pour le savoir, remontons un peu vers le XIVe siècle, deux siècles avant que l'expression apparaisse.
À cette époque, on désignait par 'herbes' les légumes verts et les salades, en fait toutes les plantes dont on consommait les feuilles (les 'racines' désignant les légumes poussant sous terre comme les carottes, et les 'gousses' servant à nommer les légumes à écosser comme les fèves ou les petits pois).

Par extension, ce mot a désigné les légumes en général, d'où des appellations comme le "bouillon aux herbes" pour la soupe de légumes ou le "marché aux herbes".

Ensuite, par métaphore, "l'herbe" a aussi servi à désigner les moyens de subsistance, ce qui a donné naissance à "l'herbe lui manque sous les pieds" pour dire "il manque de moyens d'existence", expression dans laquelle l'herbe a retrouvé sa place normale, sous les pieds et non pas sur les étals.

C'est ensuite probablement par mélange avec "couper les vivres" qui comporte également une notion de privation volontaire, que notre expression est apparue.
Son sens initial qui était quelque chose comme "empêcher quelqu'un de se procurer des moyens de subsistance" s'est élargi à des empêchements plus généraux touchant tous les domaines.

Il a existé quelques variantes de cette locution puisque le verbe 'couper' y a parfois été remplacé par 'faucher' ou 'tondre'.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#146 12-01-2009 11:24:28

Phil.B
Membre
Date d'inscription: 25-04-2007
Messages: 322

Re: La langue de chez nous....

Les explications de Natacha sont toujours aussi instructives et passionnantes, merci.
Puisqu'il est question de savon un peu plus haut, d'où vient "passer un savon", pour engueuler quelqu'un ?
(il n'y a pas que dans le métro ou aux caisses qu'on aurait parfois envie de le faire).

Phil.

Hors ligne

 

#147 12-01-2009 11:38:43

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

"Passer un savon" http://www.expressio.fr/expressions/passer-un-savon.php
Voici encore une expression encore en chantier...pour complément d'information.
Il semblerait toutefois que l'origine remonte aux pratiques païenne losqu'il
était question de purification en s'immergeant dans l'eau complètement pour
se laver et se faire pardonner des fautes commises.
Avec les temps modernes, le savon aidant, l’expression a signifié laver la faute d’autrui en le réprimandant.
Si votre patron vous passe un savon, sachez qu’il vient de vous purifier, généreusement.

Dernière modification par Natacha (12-01-2009 11:45:38)


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#148 14-01-2009 11:22:02

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Dans sa chanson « Stances à un cambrioleur » G.Brassens emploie l’expression
« Prends donc pignon sur rue ». http://www.expressio.fr/expressions/avo … ur-rue.php
Cela signifie avoir une maison (ou un commerce) à soi.
Par extension : avoir une notoriété certaine (pour un commerce ou une entreprise).

Du XVe au XVIIe siècle, la façade des maisons en ville, souvent étroites et construites en bois et torchis, comportait en haut un pignon, généralement triangulaire, destiné à supporter l'extrémité de la poutre principale (faîtière) de la charpente.
Avoir pignon sur rue, c'était donc posséder une maison ou un commerce en ville.

La façade sur la rue et son pignon étant les parties les plus visibles de la maison, les gens aisés ne se privaient pas de la décorer, en fonction de leurs moyens, pour afficher leur niveau de richesse.
Au XVIe siècle, le sens de l'expression a alors évolué pour désigner des gens qui possédaient des immeubles et des biens, ou des riches commerçants.

A partir de 1667 et pendant longtemps, les façades à pignon (et les charpentes associées) ont été interdites suite
à l'incendie de Londres dans lequel les flammes s'étaient propagées de proche en proche via les charpentes.
Mais l'expression est restée et son sens a encore évolué pour désigner toute personne, entreprise ou commerce
qui a une forte notoriété, avec une connotation d'honnêteté ou de solvabilité.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#149 21-01-2009 18:29:03

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonsoir
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt depuis quelques jours le sujet concernant P.Perret
J’avoue ne plus trop savoir quoi penser à propos de celui-ci !
Autrement dit cela me laisse « Mi-figue, mi-raisin » http://www.expressio.fr/expressions/mi- … raisin.php
Autrement dit d'un air à la fois satisfait et mécontent, ou à la fois sérieux et en plaisantant.
Voilà une expression qui remonte à loin et qui a subi de nombreuses variations de sens.
Au XIVe siècle, les figues et les raisins étaient les fruits secs préférés au moment du carême, ce qui explique leur apparition et leur rapprochement dans une locution.
Mais cela n'explique pas pourquoi les deux fruits y sont opposés.
Au XVe siècle, l'expression, avec 'moitié' au lieu de 'mi', voulait dire soit 'mêlé de bon et de mauvais', soit 'tant bien que mal'.
Au XVIe siècle, elle contenait aussi une notion de réciprocité, lors d'un partage de tâches pour arriver à une oeuvre commune, l'un s'occupant de la figue, l'autre du raisin.
C'est au XVIIe siècle qu'elle prend le sens utilisé encore aujourd'hui en y ajoutant aussi la signification 'moitié forcé, moitié consentant'.
L'apparition du 'mi' au lieu de 'moitié' est plus récente et daterait du XVIIIe siècle.
Pendant un moment, vers le XVIe siècle, il a pu aussi y avoir opposition entre le raisin savoureux et sucré et la figue, qui avait le sens de crotte ou fiente, comme l'atteste un proverbe de l'époque : "Figue de chat et marc d'argent serait tout un au jugement", ou 'figue de chat' est aussi remplacé par 'fiente de chien'.
Il existe une explication actuellement réfutée de l'origine de la locution (elle est sans preuves écrites et supposée imaginée a posteriori) :
Elle serait liée aux corinthiens qui, de temps en temps, lorsqu'ils livraient des raisins à Venise, y mélangaient 'par inadvertance' des figues, moins chères et plus lourdes, histoire de gruger un peu leurs clients.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

Hors ligne

 

#150 22-01-2009 14:27:13

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

Natacha et franny là je crois possible de vous poser une colle,dont je ne connais pas la solution;Ce voyou de Villon a souvent passé la nuit au..violon.Bien sur tout le monde connait l expression mais l origine...aie aie aie..quel rapport mème lointain entre la cellule et l instrument...bizzz...


Pendant quelques instants secrets...

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Powered by PunBB
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson