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#101 10-12-2008 15:42:23

pat
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Re: La langue de chez nous....

Quand brassens a quitté sa propriété ,le moulin,des rodeurs ont tout pillé ce qui lui a inspiré "les stances" tout a été "mis a sac"....Quid de ce sac?Natacha votre mission si vous l acceptez....bizz.


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#102 10-12-2008 20:10:21

Natacha
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Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Déjà de quel genre de sac s’agit-il ?

Première information, le sac en question n’est pas celui de madame pouvant contenir mille choses diverses …
Non ! Il s’agit d’un autre sac … Un mot qui vient de l’italien, et qui abrège le "saccomanno", le pillard (est –ce l’homme au sac ; celui qui a un sac où il pourra entasser son butin ?
Possible …
Et à partir de ce nom sac, on forme l’expression verbale « mettre à sac » … c’est à dire détruire en pillant ou en mettant à bas ce qui existe. Selon les contextes, l’expression peut être davantage chargée de cette idée qu’on va piller pour s’approprier des richesses.
… Le verbe saccager, appartient à la même famille
Jadis Le brigand dans l'origine était un soldat à pied, dont le nom ne se montre qu'au XIVe s.
Les pilleries des gens de guerre, si fréquentes dans le moyen âge, firent passer le mot du sens honorable de soldat à celui de voleur et de pillard. Le brigand est celui qui appartient à une troupe, à une brigade qui volait sur son passage le blé du paysan en le mettant dans un sac .


La femme est la poésie, l'homme la prose.

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#103 10-12-2008 21:17:55

P'tit tono
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Lieu: Toujours au bar
Date d'inscription: 25-08-2006
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Re: La langue de chez nous....

Pas seulement le blé…mais aussi l’orge et le houblon !
Et pourquoi faire d’après vous ??

http://images4.hiboox.com/images/5008/fe6a0096ea5e1aa6d6eecec40fe4b633.jpg

Dernière modification par P'tit tono (10-12-2008 21:19:11)


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Victor Hugo

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#104 12-12-2008 11:56:58

Natacha
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Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonjour
Dans la rubrique » références poétiques » Phil m’interroge sur l’expression à tue-tête
http://www.expressio.fr/expressions/a-tue-tete.php
qui signifie bien entendu parler si fort que l'on casse et même 'tue' la tête.
Imaginer qu'on puisse "tuer la tête" d'une personne, donc la personne elle-même, rien qu'en parlant ou en chantant paraît un peu extrême !

Mais cela vient simplement du fait qu'à notre époque, 'tuer' n'a pas tout à fait la même signification qu'au XVIe siècle, date de naissance de notre locution adverbiale.
En effet, le verbe 'tuer' a eu autrefois plusieurs significations, parfois en parallèle. Ainsi, vers 1150, si "tuer" signifiait bien "occire quelqu'un", comme maintenant, "soi tuer" voulait simplement dire "s'évanouir".
Au moment où cette expression est apparue, 'tuer' avait aussi le sens de 'frapper', la plupart du temps à la tête ; et, par extension, il voulait aussi dire 'fatiguer' ou 'exténuer'. Et là, on comprend bien qu'une personne qui chante trop fort à proximité fatigue.

Malgré son côté archaïque, cette expression est restée vivace alors que d'autres comme "a tue chevaux" pour dire "très vite" ont disparu. Mais là, on peut aisément supposer que la disparition des déplacements avec des chevaux a provoqué son oubli. Alors qu'il existe encore des gens qui chantent très fort et de manière désagréable (pas de nom…) au point qu'on soit parfois effleuré par l'idée de leur "tuer la tête" avant qu'ils ne tuent la nôtre.

Une autre expression employée par Orange a attiré mon attention :
Etre à côté de la plaque http://www.expressio.fr/expressions/etr … plaque.php
cela veut dire bien sûr répondre à côté de la question….certains diront « être à l’ouest »
L'origine de cette expression reste incertaine…il y a cependant deux hypothèses.
On élimine d'abord la plaque de cuisson, et la plaque d'égout qui n'ont rien à faire ici .

Selon certaines sources, cette expression proviendrait d'activités de tir où une plaque constitue le panneau de la cible .
Lorsque le tireur la manque, il est à côté de la plaque .Le sens initial se serait ensuite un peu élargi.

Une autre hypothèse viendrait du monde du rail.

Dans certaines gares, il existe des bâtiments particuliers qui s'appellent des 'rotondes', qui sont de forme complètement ou partiellement circulaire et servent à garer et/ou entretenir les locomotives.
Dans le cercle ou la portion de cercle, se trouvent des tronçons de voie placés comme des rayons de roue de bicyclette
La locomotive arrive sur une voie qui débouche sur une plaque circulaire mobile placée au centre de la rotonde et sur laquelle se trouve un autre tronçon de voie. Elle avance dessus, puis la plaque tourne jusqu'à ce que la locomotive soit en face du tronçon où elle va être garée.
La manoeuvre inverse permet ensuite à la locomotive de repartir dans le bon sens (c'était d'autant plus utile autrefois avec les locomotives à vapeur qui avaient un sens privilégié de traction compte tenu de leur unique cabine, contrairement aux locomotives électriques
Le 'moyeu' de la rotonde, la plaque tournante est une fosse sur laquelle la voie est surélevée. Une fausse manoeuvre du conducteur pouvait faire que la locomotive avance alors que la voie n'était pas encore bien positionnée et tombe dans la fosse.
On disait alors que la locomotive était à côté de la plaque (même si elle était en réalité bien dessus mais pas sur la voie), expression qui serait ensuite sortie du monde ferroviaire.

Bonne journée.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

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#105 14-12-2008 19:38:11

pat
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Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

Bonsoir natacha,j ai entendu a la tété cet apres midi un acteur parlant de "faire un four"..Quel est donc l origine de cette expression?J espere que ma question n en fera pas un..bizzz.


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#106 14-12-2008 19:53:39

Natacha
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Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonsoir,
« Faire un four » http://www.expressio.fr/expressions/faire-un-four.php
signifie échouer ou ne pas avoir de succès…
Cependant l'origine exacte de cette expression n'est pas vraiment connue.
Elle daterait de 1690 selon les différents auteurs d'ouvrages sur les citations qui s'accordent en général sur l'association entre l'obscurité du four (au XVIIe siècle, four était une métaphore très utilisée pour désigner l'obscurité d'un lieu) et l'obscurité de la salle de théatre où on a éteint les lumières, soit pour en faire l'économie en raison du très faible nombre de spectateurs présents, soit pour inciter ces derniers à partir et ne pas être obligé de jouer la pièce à fonds perdus.
En termes de comédiens, on dit, faire un four, pour dire, qu’il est venu si peu de gens pour voir la représentation d’une pièce, qu’on a été obligé de les renvoyer sans la jouer.”
Notons que l’on dit aussi : “faire un bide” et, a contrario, “faire un tabac“.(Mais là, j’y reviendrai un jour).
Bonne nuit.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

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#107 14-12-2008 20:20:37

TeeC
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Date d'inscription: 15-11-2004
Messages: 3603

Re: La langue de chez nous....

Faire un four, pour un ami de ce site c'est autre chose

http://img181.imageshack.us/img181/8064/vinfoursb0.jpg


Mettez une chouette dans votre coeur. GB

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#108 17-12-2008 17:36:39

Natacha
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Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonsoir
Si on parlait de la foi du charbonnier  ? http://www.expressio.fr/expressions/avo … onnier.php
Georges Brassens l'a bien cité dans "le mécréant" :
« J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier
Qu'est heureux comme un pape et con comme un panier. »
Cette expression signifie donc voir une conviction absolue, inébranlable et naïve.
Quand on sait que les charbonniers (ou les bougnats), à l'époque où ils existaient encore,
étaient très souvent des piliers de bar, on ne peut souhaiter à personne d'avoir le foie du charbonnier,
car pour lui, la vie n'était pas si rose.(pas de jeu de mot avec cirrhose)

Fleury de Bellingen, grammairien du XVIIe siècle, explique l'origine de l'expression par l'extrait d'un conte que voici sad1)

« Le Diable un jour demanda à un malheureux charbonnier :
- Que crois-tu ?
Le pauvre hère répondit :
- Toujours je crois ce que l'Église croit.
Le diable insista :
- Mais à quoi l'Église croit-elle ?
L'homme répondit :
- Elle croit ce que je crois.
Le Diable eu beau insister, il n'en tira guère plus et se retira confus devant l'entêtement du charbonnier »

Autant dire que le "charboniais" de ce conte ne fonde sa foi sur aucun argument théologique ou philosophique.
Il croit ce que l'Église lui dit, sans même savoir vraiment de quoi il s'agit, être capable de l'expliquer et de le défendre.

(1) Peut-être est-il question ici d'une référence poètique :voir la rubrique en question de JMD .

Dernière modification par Natacha (17-12-2008 17:47:07)


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#109 19-12-2008 15:55:57

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

bonjour,ce matin je me demandais d ou pouvait venir l expression hélas d actualité pour bien des gens"tirer le diable par la queue"grosse surprise en lisant ce qui précède ou il est question du diable!!!!.ça n empèche pas que l origine de cette expression est pour moi un mystère....ne m envoyez pas au diable svp..


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#110 19-12-2008 18:08:54

cfranny
Invité

Re: La langue de chez nous....

Bonjour Pat, voici un copier-coller de ce que Google fournit si on demande cette expression !  wink

« Tirer le diable par la queue »


Vivre avec des ressources insuffisantes.
Avoir des difficultés à subvenir à ses besoins.


Si c'est Dieu qui gouverne, le Diable est dans l'opposition. Et il le montre bien, glissant des peaux de bananes autant que faire se peut dans les tentatives infructueuses du Créateur pour ramener l'Homme dans le droit chemin.
Ce personnage existe depuis la nuit des temps dans l'imaginaire des humains, sous une forme ou une autre.
Et les histoires où un homme fait appel au Diable pour l'aider à le sortir d'un très mauvais pas sont nombreuses.

C'est pourquoi, suite au mystère qui entoure l'origine de cette expression, de nombreux lexicographes ont tenté de l'expliquer par l'image de l'homme qui, étant dans un grand besoin, passe un coup de fil au Diable pour le faire venir. Mais une fois ce dernier présent et les raisons de l'appel au secours expliquées, celui-ci décide de repartir sans accorder d'aide. Le pauvre homme, qui est pourtant prêt à vendre son âme tellement il est dans le besoin, cherche alors désespérement à le retenir par ce qui lui tombe sous la main, c'est-à-dire la queue.

Mais Duneton, grâce aux travaux récents de Pierre Enckell (écrivain, journaliste et lexicographe contemporain), signale qu'il y a longtemps, cette expression avait un autre sens.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les textes où elle apparaît montrent qu'elle signifiait "travailler humblement pour gagner raisonnablement sa vie".
Mais en aucun cas, il n'y a de notion de misère, de gêne, de difficulté à gagner sa vie.

Par contre, dès 1690, Furetière donne notre signification actuelle à l'expression.

Ces découvertes récentes ne font qu'ajouter un mystère au précédent :
On ne sait toujours pas ce qui a fait basculer le sens de l'expression, donc le lien qu'il peut y avoir entre la misère et le diable qu'on tire par la queue,
Mais on ne sait pas plus pourquoi, auparavant, un travail humble était comparé à un 'tirage' de queue du diable.

 

#111 19-12-2008 18:08:45

P'tit tono
Membre
Lieu: Toujours au bar
Date d'inscription: 25-08-2006
Messages: 2403

Re: La langue de chez nous....

En ce qui me concerne , le diable je commence par le tirer par.....le bouchon !

http://images4.hiboox.com/images/5108/6f2d8f5db0bc19013f22a2528b750755.gif


Dieu n'avait fait que l'eau, mais l'homme a fait le vin.
Victor Hugo

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#112 19-12-2008 19:34:18

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

et bien voici un début d explication et je remercie Franny et Pti tono,il semble que le mystère persiste malgré tout...affaire à suivre..


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#113 19-12-2008 19:56:35

Phil.B
Membre
Date d'inscription: 25-04-2007
Messages: 322

Re: La langue de chez nous....

"Dieu fait ce qu'il peut de ses mains, mais le diable fait beaucoup mieux avec sa queue"

Jacques Prévert

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#114 19-12-2008 20:04:03

Yann T
Membre
Date d'inscription: 31-08-2006
Messages: 334

Re: La langue de chez nous....

Tout cela me rappelle un film de Ph De Broca:

http://www.cinemotions.net/data/films/0040/47/1/affiche_Diable_par_la_queue_1968_1.jpg


De la musique avant toute chose.
Paul Verlaine.

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#115 19-12-2008 20:43:43

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Merci à P'tit tono mais surtout à cfranny , je n'aurais pas répondu autrement !
Je travaiile actuellement sur d'autres expressions plus ou moins familières;
C'est parfois dur dur...un vrai travail de fourmi.
Pour vous donner une idée je travaille et recherche depuis quelques
temps les origines entre autres d'expressions telles que:
-Ruer dans les brancards
-Chier dans la colle
-Péter un plomb
-Rester de marbre
-Allez cahin caha
...et bien d'autres encore.
Il y en a bien rien que chez moi une quinzaine en instance de solutions et cela depuis en moyenne 6 à 10 mois....
On s'en fout rien ne presse...la vie et encore longue , du moins j'espère.
Bonne nuit les amis.


La femme est la poésie, l'homme la prose.

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#116 21-12-2008 19:42:47

cfranny
Invité

Re: La langue de chez nous....

Oui Natacha, la vie est longue... mais on peut quand même avancer, non ?
Ruer dans les brancards ? Etymologiquement ce mot vient du XIVe siècle "brancart" signifiant « chariot ». Il est peut-être emprunté au provençal brancan, brancal, « brancard, charrette » et désigne chacune des deux pièces de bois qui prolongent vers l'avant la caisse d'une charrette ou d'une voiture entre lesquelles on attelle un animal de trait. On dit, par exemple, faire entrer un cheval dans ses brancards. Le cheval ruait dans les brancards et, au figuré, ruer dans les brancards signifie regimber, se rebiffer contre une autorité. Par analogie, on dit aussi : les brancards d'une brouette, d'une voiture à bras ou les bras d'une civière et, pour aller plus vite (ou par métonymie), la civière elle-même.  Inutile de préciser que si un blessé "rue dans son brancard" il risque de se casser méchamment la figure.
Amitiés à tous, Franny

 

#117 21-12-2008 20:20:42

Sitting Bull
Membre
Date d'inscription: 30-11-2007
Messages: 7554
Site web

Re: La langue de chez nous....

Pour illustrer cfranny

" Inutile de préciser que si un blessé "rue dans son brancard" il risque de se casser méchamment la figure."


http://ns1.hostingpics.net/pics/820848brancard_001.jpg


Amitié, cfranny, et sans rancune !

Hugh !

Sitting


Sitting Bull

à Georges Brassens,   CLIC -> -> -> ->  http://ca-rime-a-rien-ca-rime-atout.sim … /442762609

En ligne

 

#118 22-12-2008 07:24:53

Natacha
Membre
Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Merci Cfanny pour ta participation , cette explication que tu propose nous l'avons bien sûr
lue et vue déjà à maintes reprises...Etymologiquement n'oublions pas que le mot brancard
vient avant toute autre chose du mot branche.
En ce qui concerne l'origine de l'expression nous en sommes pour le moment à la fin du 14è siècle:
Voici une hypothèse sérieuse:
Nous savons que le brancard était autrefois une marque d’honneur et de distinction qui n’appartenait qu’à la noblesse.
Dès 1380 on soutint que pour mener les nobles à l’église ceux-ci furent portés sur des brancards ou civières
avec un fagot d’épines et de genièvre .Ainsi que d’ancienneté on est accoutumé de faire aux gentilshommes
et aux gentils-femmes, et ce qui ne se fait pas pour ceux qui ne sont pas nobles, lesquels ne sont pas portés
le jour de leurs noces sur un brancard avec ce fagot...d'ou certaines protestations (des coups de pied donc ruer ?) autour
de ces brancards...
Les recherches en sont là à ce jour mais peuvent être encore précisées.
Bonne journée


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#119 22-12-2008 09:25:16

pat
Membre
Date d'inscription: 12-02-2008
Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

Franny en argot le "brancard" est la partenaire du "mec" ,l explication est assez evidente et je ne m etendrai pas....frederic Dard dans ses San Antonio l emploie souvent et c est pourquoi je me permets de le répéter...mais chut..gardez ça pour vous.bonne journée.


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#120 22-12-2008 11:55:08

Le gorille
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Messages: 1847

Re: La langue de chez nous....

Oui Orange ça existe !
Expression très utilisée en vieux Français...et surtout par Montaigne.


Les jeunes gorilles sont amicaux, mais ça leur passe vite.

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#121 22-12-2008 12:35:52

Bagou
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Messages: 909

Re: La langue de chez nous....

...Et aussi par Anne de France (enseignements à sa fille)

«Par quoi donc, ma fille, si vous avez courage de gentilfemme, et que désiriez avoir bon et honorable bruit, si vous montrez en toutes choses vertueuse et prudente, et vous gardez bien d'être surprise en ce, quelque rudesse qu'on vous puisse faire.»

«En après, ma fille, pour acquérir haut et honorable bruit tel que gentilsfemmes doivent avoir, et afin que personne n'ait jamais cause de vous haïr, gardez-vous principalement de ce maudit péché d'envie...»

source :Histoire de France -Editions T.Clavier & E.Viennot

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#122 26-12-2008 19:26:56

pat
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Messages: 1672

Re: La langue de chez nous....

bonjour,durant le reveillon quelqun m a dit "j ai pas mal roulé ma bosse",je connais l expression ..et la chanson...mais quid de cette bosse?....Franny,Natacha,...svp...on bosse!!!bizzz.


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#123 26-12-2008 20:38:55

Natacha
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Date d'inscription: 29-08-2006
Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

Bonsoir
Un peu chameau ta question Pat...
Rouler sa bosse (source inconnue)
Avoir effectué des voyages et en tirer de l’expérience.
Origine :Deux hypothèses existent à ce jour:
Celle de la commedia dell'arte qui remonte au Moyen Age, où dans les troupes de comédiens des bossus jouaient dans les farces de divers dialectes italiens en allant de ville en ville.
Autre hypothèse :
Sachant qu’une bosse est une enflure qui apparaît après un choc sur une région osseuse en anatomie c’est aussi une saillie, une difformité de la colonne vertébrale. C’est l’infirmité dont est atteint l’un des célèbres personnages de Victor Hugo.
Cette bosse désigne une saillie arrondie à la surface d’un os plat. Dans la première moitié du XIXe siècle, une science nouvelle se développa: "la phrénologie". Il s’agissait de palper le crâne à la recherche de bosses.
On pensait en effet que l’emplacement de celles-ci permettait de reconnaître les facultés d’un individu…
Souvent ces personnages allaient en roulotte par monts et par vaux monnayer leur soit disant savoir.
Aujourd’hui encore, on dit de manière imagée: «Elle a la bosse des maths» c’est-à-dire, elle est douée en mathématiques....
(réponse non encore publiée car en attente de complément d'informations)

Dernière modification par Natacha (26-12-2008 20:51:42)


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#124 26-12-2008 20:48:25

Phil.B
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Date d'inscription: 25-04-2007
Messages: 322

Re: La langue de chez nous....

"Et se pendait à mon cou quand j'perdais mes billes".

Dans l'entretien avec Ph. Nemo, GB dit, à peu près "c'est toujours triste de perdre ses billes".
Merci Natacha de nous éclairer.

Phil.

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#125 26-12-2008 21:09:05

Natacha
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Messages: 353

Re: La langue de chez nous....

J'avoue que cette expression n'a pas fait l'objet d'une étude particulière à ce jour parmi nous.
Il nous faudra étudier de plus près la question que je retiens.
En attendant je suggère de se reporter aux explications de nos amis d'Analyse Brassens qui me semble bien avancées.
http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=31
Bonne nuit.


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